vendredi 27 février 2026

Edgar Rider Howecraft et les bagarres de tavernes du temps jadis

Edgar Rider Howecraft – C'est en train de devenir une saga des âges farouches: "Entre vie et mort" d'Edgar Rider Howecraft fait suite à "Dans les ruines de Serjilla", pastiche assumé des aventures de Conan le Barbare, vu comme un mec qui ne vit que par la baston, dans les tavernes entre autres. Et le lecteur ne sera pas dépaysé...

Il se retrouve en effet dans le monde campé dans "Dans les ruines de Serjilla", et retrouve la quête de la tiare du basileus Buscem'a. L'intrigue prend dès lors la forme un peu... informe d'une succession de bagarres bien sanguinolentes que l'écrivain décrit avec un sens certain du spectacle et de l'épique – shooté à l'hyperbole pour faire bon poids. 

On retrouve dans ces bagarres mortelles le personnage de Jon le Cimmérien, qu'une femme puissante, Narcissa Thuringwethil, balafrée mais debout, met au défi. Et au fil des pages, la possibilité d'une idylle se dessine entre les deux personnages. Autour d'eux, jusqu'à la bagarre terminale, les cadavres s'entassent.

L'auteur reprend dans "Entre vie et mort" l'idée de faire allusion à tout un tas de gens qui ont gravité autour de Conan le Barbare, au cinéma comme à l'écrit. Ces allusions s'étendent cependant sur ce coup-ci, à l'équipe qui tient la collection Damned elle-même. Derrière les personnages très secondaires de Mhorié et HbHovvon, on devine en effet Patrick Morier-Genoud et Stéphane Bovon, écrivains et piliers de la collection.

Il y a donc pas mal de morts dans "Entre vie et mort", et aussi quelques vivants, heureusement, pour éventuellement prolonger cette saga – laissée en suspens, dans ce roman, par une dernière phrase qui, en suspension à la manière d'un cliffhanger, appelle une suite. Celle-ci trouvera place dans un passé fantasmé au polythéisme de fantaisie, à la violence sans concession, fût-ce à la pudeur.

Edgar Rider Howecraft, Entre vie et mort, Lausanne, Nouvelles Editions Humus, 2025, traduit de l'anglais par Elisa von Göldin Aronowicz, femme féconde, puissante et superbe, et, mon dieu, si sensuelle.

Le site des Nouvelles éditions Humus.

La vraie image de couverture viendra plus tard... peut-être. 


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