lundi 20 avril 2026

Barbara Polla à l'écoute de Brigitte Lahaie

POLLA

Barbara Polla – La collection "Verum Factum" des éditions BSN Press se consacre aux témoignages de vie remarquables, rédigés sous la forme ramassée de petits livres d'un peu moins de cent pages. Le dernier de ces opus est certes signé Barbara Polla; mais c'est pour mieux mettre en vedette Brigitte Lahaie, actrice spécialisée devenue animatrice de radio. Une troisième voix vient s'adjoindre aux deux premières: celle de l'éditeur, Giuseppe Merrone, ponctuelle et distanciée. Cela donne "Brigitte Lahaie à l'écoute du monde".

Le rapprochement entre Brigitte Lahaie et Barbara Polla peut apparaître évident aux auditeurs de l'émission que Brigitte Lahaie anime sur Sud Radio: Barbara Polla y est régulièrement invitée comme intervenante externe spécialisée. Pourtant, rien ne rapproche les parcours de ces deux femmes, et Brigitte Lahaie ne manque pas de le relever. Pourtant, le duo fonctionne, chacune amenant ses éléments dans les dialogues avec les auditeurs de l'émission: le principe veut en effet que toute personne se sentant concernée par des questions liées au sexe, aux sentiments ou à la vie de couple peut appeler l'animatrice en direct. 

Brigitte Lahaie assume pleinement son passé dans "Brigitte Lahaie à l'écoute du monde". Aucune révélation croustillante à attendre, cependant: si elle l'évoque, c'est surtout pour dire comment il a fait d'elle ce qu'elle est devenue, en lui révélant certains traits de caractère qui vont nourrir son activité radiophonique. Elle en donne quelques ficelles: l'écoute active sans juger, une vision du monde nourrie par une certaine vision de la psychologie voire de la transcendance (Brigitte Lahaie est une lectrice de Carl Gustav Jung, entre autres – elle se trouve en résonance avec l'idée d'érotisme existentiel chère à Barbara Polla). Cela, sans pour autant tomber dans la complaisance: Brigitte Lahaie, si empathique qu'elle puisse être, invite chacune et chacun à dépasser le cas échéant son statut de victime. 

Au-delà d'une Brigitte Lahaie qu'on imagine scandaleuse (un tempérament qu'elle assume, qui fait le titre d'un de ses livres: "Moi, la scandaleuse"), qui aime provoquer, le lecteur de "Brigitte Lahaie à l'écoute du monde", témoignage dense, découvre une facette nouvelle de l'actrice devenue femme de radio passionnée par l'humain: celle d'une femme qui mène le métier d'animatrice radio avec la passion et le souci de bien faire, dans un esprit d'écoute active à la manière d'une Luce Irigaray. Avec amour, donc.

Barbara Polla, Brigitte Lahaie à l'écoute du monde, Chêne-Bourg, BSN Press, 2026. Préface de Giuseppe Merrone, avant-propos de Brigitte Lahaie.

Le site des éditions BSN Press, le blog de Barbara Polla; Brigitte Lahaie sur Sud Radio.


dimanche 19 avril 2026

Dimanche poétique 738: Albert Mérat

Au cabaret

Les reîtres à panache et les mauvais garçons,
Dont le rire tintait aux vitres des auberges,
Aimaient le vin nouveau pour tremper leurs flamberges.
Ils avaient bonne mine et hautaines façons.

Sur les verres tremblant au fracas des chansons,
Les chandelles coulaient, jaunes comme des cierges ;
Et, hautes en couleurs, moins prudes que des vierges,
Les ribaudes servaient aux hommes d'échansons.

Où sont les cheveux plats, les bottes éculées
Des truands et des clercs en grandes attablées,
Qui ne ménageaient pas leur soif jusqu'au matin ;

Et, jurant par l'enfer ou bien par Notre-Dame,
Relevaient leurs propos d'épices en latin,
Près de l'âtre où le feu montait en longue flamme ?

Albert Mérat (1840-1909), Les souvenirs, 1872. Source: Poésie française.

vendredi 17 avril 2026

Innovation: des idées sans pétrole?

Le Postillon – Le journal trimestriel "Le Postillon" est une source d'informations critiques sur ce qui se passe à Grenoble et dans les environs. Développant un esprit résolument décroissant, il privilégie la lecture sur papier et déconseille aux intéressés d'aller sur son site Internet. Et pour bien rappeler que ses articles ont une valeur même après leur publication, l'éditeur de ce journal a fait paraître en 2025 "La noix connectée", compilation illustrée d'articles parus sous ce titre de rubrique. Une constante? Evoquer les innovations numériques les plus inutiles voire nuisibles développées du côté de Grenoble. On veut des noms? Il y en aura.

Tout peut en effet s'intégrer à l'idée de l'internet des objets, tout peut devenir connecté, même les noix, au sens littéral: une appli permet par exemple d'évaluer une récolte à partir d'un survol de plantations de noyers. Le lecteur découvrira aussi une appli connectée pour les chevaux (pour s'assurer qu'ils ne manquent de rien), voire – mais c'est un canular – une patate connectée, présentée avec succès à Las Vegas. La traversée du temps du covid-19 a généré son lot d'idées, et l'auteur des papiers en souligne avec gourmandise le côté "flic". On ne pense pas sans sourire, enfin, à ce projet de micro-laiterie qui ne peut qu'évoquer la débâcle du "Juicero". De manière générale, ces articles prêtent à sourire: à chaque fois, la conclusion est que l'humain fera tout aussi bien que la machine. Et là, pour redevenir sérieux face à ce qui pourrait n'être qu'anecdotes, on pourrait citer Coluche: "Rigolez pas, c'est avec votre argent!"

Le recueil d'articles "La Noix connectée" est en effet complété par quatre articles de fond qui évoquent la générosité financière des pouvoirs publics face aux start-up, une générosité dont les acteurs du monde de l'innovation savent faire usage à leur bénéfice. Certains articles dénoncent la manière dont l'un ou l'autre start-upper monte son projet d'entreprise de façon à payer le moins possible d'impôts possible: pour le développement, la France serait selon les journalistes du "Postillon" un paradis fiscal. Pour la production, il faut en trouver un autre – Singapour par exemple. Pour faire bon poids, enfin, Eric Piolle, désormais ancien maire de Grenoble (déjà observé dans "Le vide à moitié vert", du même auteur), apparaît aussi dans ces pages, critiques d'un supposé "modèle grenoblois" en matière d'innovation, promptes aussi à égratigner une presse économique (ou pas, le "Dauphiné libéré", surnommé "Le Daubé" dans "La noix connectée", n'est pas épargné) jugée trop complaisante.

Même plusieurs années après leur parution (les premiers remontent à 2017), lire ces articles bien documentés et portés par un ton sarcastique est certes un délice; mais pourquoi s'y intéresser alors qu'on n'est pas forcément du cru? Sans doute parce que l'impression diffuse persiste que partout dans le monde globalisé de l'innovation, il y a beaucoup de déchet (difficilement acceptable quand on connaît l'empreinte écologique du numérique) et qu'on s'y intéresse trop peu, alors qu'il en va de l'efficience même de la démarche: innover, mais à quel prix, a fortiori si c'est le contribuable qui finance et qu'il y a un impact écologique? Vaut-il mieux renoncer? De telles idées apparaissent aussi dans "Les nouveaux cobayes" de Dan Lyons, qui évoque aussi la radicalité du modèle de la start-up, uniquement conçu pour faire de l'argent et dont seuls bénéficieront un cercle étroit de "sérial entrepreneurs". 

Le Postillon, La noix connectée, Fontaine, Le Postillon, 2025.

Le site du Postillon. 

mercredi 15 avril 2026

L'axolotl est l'avenir de l'homme...

Jean-Marie Shelley – ... si l'on en croit "La créature de la base nautique" de Jean-Marie Shelley, trente et unième livraison de la série de petits romans "Damned", traduite pour une fois par l'auteur lui-même. Peu de technique, un peu de science: il n'en faut pas moins pour construire un roman de science-fiction qui, sans se prendre au sérieux, interroge les bidouillages que la Silicon Valley rêve de s'autoriser pour faire accéder l'humain à l'immortalité.

Cet ouvrage déroule en parallèle deux points de vue: celui de Nick, artiste dépressif, et celui de Sivra Sivramatrapassam, chercheur de talent piégé dans une start-up californienne en quête d'immortalité. Lequel prête le plus à sourire? Le lecteur fait la connaissance de Nick alors qu'en fuite, il conduit une voiture, tout nu. Quant à Sivra, pressé d'obtenir des résultats, il va piquer l'axolotl domestique de sa fille pour faire avancer sa recherche: il paraît que ces bestioles se régénèrent très bien, alors pourquoi pas profiter de cette résilience pour fabriquer des humains immortels? Et utiliser en mode cobaye non consentant, tant qu'à faire, le patrimoine génétique de Nick, légué précédemment à l'équipe de Sivra? Quel père indigne... 

"La créature de la base nautique" devient dès lors le court récit d'un animal mutant, devenu presque humain avant de fluctuer: le titre en dit tout. Tant qu'à faire, l'auteur se met à imaginer ce que peut être un viol par une telle bestiole, interrompu net (un procédé déceptif classique, allez...) par une particularité anatomique qui lui interdit toute pénétration. Peu à peu, d'autres violences prennent place, celles que peut commettre un mutant génétique oscillant entre humanité et bestialité. Celui-ci va s'en sortir, trouver un moyen de vivre de manière agréable au sens humain du terme. Mais à quel prix?

"La créature de la base nautique" sera peut-être, m'a-t-on confié, le dernier titre de la collection "Damned" de petits romans décomplexés, présentés comme traduits de l'anglais ou de quelque langue improbable par des auteurs romands qui écrivent ici sous pseudonyme. Cette collection pourrait cependant renaître sous une nouvelle forme, par exemple avec des romans plus longs. Le titre de Jean-Marie Shelley, librement inspiré de "Frankenstein" apparaît dès lors comme un chouette point d'orgue de la collection. Il mêle habilement science-fiction et outrance humoristique pour susciter de la réflexion (un peu) et du plaisir (beaucoup) au fil des pages.

Jean-Marie Shelley, La créature de la base nautique, Chavannes-de-Bogis, Nouvelles Editions Humus, 2025, traduction de l'auteur.



lundi 13 avril 2026

Quatorze fois une voûte, sans cesse renouvelée

Collectif – Cela fait de nombreuses années que les éditions Encre fraîche organisent un concours de nouvelles invitant les candidats à écrire un texte d'une certaine longueur sur un thème donné, à interpréter librement. Paru dernièrement, le recueil "Sous la voûte obscure" rassemble les quatorze textes primés ou remarqués du concours tenu en 2025 – c'était alors la quinzième édition du concours. 

Chacun des lecteurs de ce petit livre appréciera les textes ainsi recueillis selon ses préférences, c'est dit! Peut-être même est-il permis, au gré des réticences ou des enthousiasmes, de dire qu'une sélection de quatorze nouvelles est déjà bien généreuse, parmi un nombre d'envois qu'on ne connaît pas. Cela étant, le thème est une invitation à imaginer des voûtes qui ne sont pas que célestes, ainsi qu'à explorer des ambiances romantiques et nocturnes, et "Sous la voûte obscure" recèle plus d'une pépite. De Roane Leschot, avant tout, le lecteur appréciera ainsi la biographie d'un personnage qui, ballottée sous "La voûte à Céleste", connaîtra en tant que migrante son lot d'avanies dans son pays d'adoption, la Suisse, vu comme fort ingrat. 

Ce romantisme, on le retrouve dans plus d'une référence littéraire convoquée par les auteurs. "La corbeille à papier" de Charlotte Alemany relate ainsi, de manière malicieuse et bien observée, "le" mot qu'un livre de Gustave Flaubert doit à Dorian, l'un des hommes qui sont à ses gages. Et de manière inattendue mais bien vue également, la nouvelle de Dario Lopreno, "Un iguane est entré dans mon réfrigérateur", met en scène un animal à sang froid et au tempérament baudelairien qui a trouvé place dans le frigo d'un narrateur qui cherche à comprendre pourquoi, comment... On relève ici la précision d'un vocabulaire choisi avec soin. On relève du reste non sans sourire qu'en donnant à l'iguane un profil de migrant jamais tout à fait à sa place, cette nouvelle crée une résonance avec "La voûte à Céleste".

Le motif de la nuit est indissociable du romantisme, c'est dit, et plus d'un auteur s'est emparé de ce motif propice aux "voûtes". Cette nuit pourrait être définitive pour autant que la voûte céleste soit devenue inaccessible au commun des mortels. Qu'une fillette décide de contrer son destin d'humain vivant sous terre et l'on a "Etoile filante" de Clelia Curti, nouvelle émouvante qui se termine sur l'évocation souriante du ciel. Elle n'est pas moins évocatrice, la nouvelle "L'Envol des conditionnels" de Véronique Rosset, qui évoque une fulgurance sensuelle impérieuse dans un monde confiné qu'on imagine obscur. Quant au merveilleux, il s'invite dans cette danse des lunes élues que relate "Danser au au milieu des étoiles" de Jade Sercomanens. Autant dire qu'il s'en passe de belles sous la voûte des cieux!

"Sous la voûte obscure" prend l'aspect à la fois beau et appétissant d'un solide recueil de textes choisis, dont on apprécie, côté objet, le format carré confortable. Quant aux nouvelles recueillies, chacun y trouvera ses favorites et ses oubliables, en fonction de ses propres préférences: oui, il y a du talent et de l'émotion à retrouver au fil des pages de cet ouvrage aux ambiances sans cesse renouvelées autour d'un thème qui fait figure de constante.

Collectif, Sous la voûte obscure, Genève, Encre fraîche, 2026.

Le site des éditions Encre fraîche.

dimanche 12 avril 2026

Dimanche poétique 737: Alfred de Musset

A Mademoiselle Rachel

Si ta bouche ne doit rien dire 
De ces vers désormais sans prix ; 
Si je n'ai, pour être compris, 
Ni tes larmes, ni ton sourire ;

Si dans ta voix, si dans tes traits, 
Ne vit plus le feu qui m'anime ; 
Si le noble coeur de Monime 
Ne doit plus savoir mes secrets ;

Si ta triste lettre est signée ; 
Si les gardiens d'un vieux tombeau 
Laissent leur prêtresse indignée 
Sortir, emportant son flambeau ;

Cette langue de ma pensée, 
Que tu connais, que tu soutiens, 
Ne sera jamais prononcée 
Par d'autres accents que les tiens.

Périsse plutôt ma mémoire 
Et mon beau rêve ambitieux !
Mon génie était dans ta gloire ; 
Mon courage était dans tes yeux.

Alfred de Musset (1810-1857). Source: Bonjour Poésie.

jeudi 9 avril 2026

Voyager avec un mook sous les yeux

Sept.Mook – Et voici un ouvrage que j'ai reçu au Salon du Livre de Genève, et qui présente la particularité de se situer, quelque peu atypique, entre le livre et le magazine mensuel: on appelle ça un "mook". Le journaliste Patrick Vallélian, désormais également conseiller communal à Bulle, porte de main de maître la maison Sept.info, en qualité de rédacteur en chef soucieux d'un journalisme lent, aux antipodes de la chasse aux scoops imposée aujourd'hui par la guerre de l'actu. Au menu du numéro 53 de Sept.Mook: du reportage au long cours, des interviews fleuves... rien que du long et du lent, pour s'immerger dans toute la profondeur de ce qui anime notre monde.

Après une cinquantaine de numéros caractérisés par leur grande taille, en effet, Sept.mook, numéro 53 de la série, se présente sous un nouveau format, plus ramassé que d'ordinaire. Outre les publicités de rigueur dans un média d'information (j'en parlais naguère – l'étude d'Alain Clavien...), le lecteur y trouve mille délices sur le thème du voyage. Ce numéro, en effet, se propose, en partenariat avec l'Union des éditeurs de voyage, de donner à lire des extraits représentatifs de livres rédigés par des écrivains ou des reporters à l'âme bourlingueuse. Les destinations comme les angles sont aussi divers que les auteurs. Et, comme il se doit pour des livres appelés à vivre longtemps, son papier est agréable au toucher.

Concession à l'actualité au sens large (vous avez dit Donald Trump?), c'est un témoignage sur la médecine au Groenland qui ouvre ce recueil. C'est dense, et on trouve dans ces lignes les enjeux d'une politique de soins typique d'un pays peu peuplé qui a choisi, malgré tous les inconvénients que cela peut avoir, la centralisation à la danoise. Quitte à faire du chiffre au détriment du soin... ce que l'autrice, Annie Kerouedan, elle-même médecin en ces terres, constamment désireuse de soigner sans relâche, regrette: c'est "Uummannaq, mon hôpital et ma défaite".

Le lecteur du numéro 53 de Sept.Mook va se retrouver baladé aux quatre coins du monde, généralement dans des recoins où il n'ira guère: la Bolivie et l'Argentine évoquées dans "Remercier la Pachamama" d'Angélique Mangon, les terres Maasai qu'on ne connaît guère que grâce au roman "Le lion" de Joseph Kessel et que revisitent, un brin militantes, les plumes conjointes de Philippe Geslin et Mackrine N. Rumanyika: il y sera question d'excision, de clanisme... et d'émancipation. Et puisqu'il est question de lion, cette rencontre à la Kessel, l'autrice Soline Lippe de Thoisy l'offre, empreinte de ressenti personnel, dans "Le jour où l'Okavango s'est ouvert".

Si les pays abordés sont bien connus du lecteur, les reporters savent y trouver une approche méconnue – on pense à la démarche historique d'Adam Brookes dans "L'exil secret de la Cité interdite", racontant un déménagement patrimonial en Chine, où à "L'Ile aux esprits" de Rosemary Taleb-Rivière, vision atypique de Taïwan. Le voyage est plus intérieur dans "De thé et d'amour" d'Hubert Delahaye, qui laisse résonner dans ses lignes les vibrations d'une cérémonie du thé à la japonaise oscillant entre aisance et rigueur. Enfin, on s'observe avancer sur la glace du Zanskar dans "Zanskar, à pas de glace" de Marie-Laure Vareilles.

La plupart de ces textes sont rythmés par de belles et rares illustrations, choisies pour leur force – il n'est qu'à penser à la couverture du mook. Le rythme fluctue du reste au gré des reportages, jusqu'à l'extrême: le numéro 53 de Sept.Mook se termine sur une intéressante interview, instructive même, de Maylis de Kerangal, menée par Benoît Heimermann. Il est à noter qu'après les très grands et lourds formats des livraisons précédentes, la taille de "presque-poche" de ce numéro 53, né sous un format inférieur à A5, repensé de fond en comble en vue d'un dynamisme accru, permet de l'emporter partout. Par conséquent, le lecteur appréciera la qualité des poignées de minutes de lecture que lui offriront chacun des textes recueillis. Et voilà l'astuce: à l'inverse des articles de presse classiques, les textes réunis dans cette livraison vieillissent bien!

Sept.Mook 53, Villars-sur-Glâne, sept.ch, 2026.

Le site des éditions sept.info (pour commander un numéro, mais aussi pour s'abonner).