dimanche 9 mai 2021

Dimanche poétique 496: Daniel Fattore


Les lyobas sont partis

La chorale se meurt, les chanteurs sont en deuil; 
Trop peut sont au chevet. Clairsemés, teint de cire,
Les aînés, ces amers, ont perdu leur sourire:
L'effectif, de longtemps, n'a point connu d'accueil.

Les lyobas sont partis, qui faisaient son orgueil.
Les rimeurs d'aujourd'hui n'ont plus rien qu'on admire.
Au passé conjuguant, ils ne font que redire
En des vers empesés le pays du cercueil.

Tu ne sais, chant du cœur, où trouver ta relève.
La jeunesse gobant des musiques sans sève
Veut du rock et du toc, et maudit tes accents.

Une funèbre paix tout soudain vient te ceindre.
Sans hymne et sans terroir tes concerts sont lassants
Et sans souffle, les chœurs se taisent pour s'éteindre.

Daniel Fattore (1974- ).

vendredi 7 mai 2021

Ce qu'elles ont vécu, au seuil de la mort

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Ann-Kathrin Graf – Une femme en fin de vie, une autre qui attend un enfant: Sarah, la narratrice de "La mort du hibou", s'inscrit dans une généalogie sur trois générations, l'une en devenir, l'autre en voie de s'éteindre. Et alors que Sarah, inquiète pour sa grossesse, se rend chez son médecin, elle repense à sa mère. Dès lors, sur le mode du flash-back, le premier roman d'Ann-Kathrin Graf développe et associe les thématiques classiques mais complexes des relations mère-fille et du rapport à la mort.

Le lecteur de "La mort du hibou" doit dès lors s'attendre à un rythme lent, reflet de souvenirs qui viennent peu à peu et sur lesquelles l'auteure glisse en alternance, en des temporalités diverses qui font contraste. La mère de Sarah apparaît ainsi comme un personnage flamboyant auquel se rattachent de nombreuses anecdotes improbables, liées à des voyages dans le monde entier, entre autres au Ghana. L'auteure s'éclate à les écrire...

... et cela fait contraste avec ce qu'est devenu ce personnage en ses derniers jours. L'auteure dessine avec minutie les difficultés liées au grand âge, en mettant l'accent sur la perte de la vue et une lucidité à éclipses. Des choses que Sarah est seule à devoir supporter. Le poids qu'est devenu cette dame fait contraste avec la légèreté avec laquelle elle a traversé sa vie, renvoyant au lecteur l'image d'une belle fleur qui s'est fanée et qu'il faut aimer, ou soutenir en tout cas, quand même. Seule: il ne reste rien des amitiés mondaines, si ce n'est une certaine Esther, qui paraît même sonner faux lorsqu'elle apparaît.

Porté par des allusions religieuses récurrentes telles que le décès de la mère le jour de Pâques, ou les quarante jours qui ont suivi, comme une forme de carême (p. 134), "La mort du hibou" constitue un récit du rapport à la mort que peut vivre une personne âgée qui semble danser avec la camarde: un pas en avant, un autre en arrière – comme Lazare, l'ami du Christ, justement évoqué. La romancière exploite la résonance que ce rapport à la mort suscite chez Sarah, toujours sur le qui-vive, annulant des rendez-vous par crainte de cette issue. 

Parmi les pas de cette danse, la romancière utilise l'idée des expériences au seuil de la mort – expérience particulière: si la mère de Sarah est devenue aveugle, elle identifie parfaitement le fameux tunnel avec une lumière au bout – et qui résonne avec l'expérience que fait Sarah en fermant simplement les yeux, en fin de roman, sur le conseil d'un médecin. Pour la mère comme pour la fille, l'issue en blanc apparaît dès lors comme une promesse d'apaisement après les tourments terrestres.

Et qui est la narratrice? Certes, c'est elle qui parle, tout au long des 144 pages de ce roman. Mais qu'en sait-on, à part qu'elle attend un enfant? Sarah lui reproche, à cette mère à la personnalité écrasante, de ne pas la laisser vivre autrement qu'à travers elle, lui dictant ses choix. Dès lors, la mort est-elle une délivrance pour les vivants autant que pour la défunte? Le "J'ai tout mon temps." qui conclut "La mort du hibou" le suggère, en une fin ouverte – ouverte aussi à la nouvelle génération, celle qui naîtra de Sarah.

Quitte à ce que cela passe parfois pour des lenteurs, l'auteure assume sa volonté de dessiner en profondeur les méandres d'une relation mère-fille, dans toutes ses spécificités et complexités. Le thème est classique, rebattu diront certains; mais le premier roman d'Ann-Kathrin Graf se démarque par la singularité cultivée de ses personnages et par la rigueur et la densité avec laquelle il aborde des thématiques connexes mais cruciales telles que la religion, chrétienne en l'occurrence, ou les relations humaines mises à l'épreuve de la mort.

Ann-Kathrin Graf, La mort du hibou, Lausanne, Plaisir de lire, 2021.

Le site des éditions Plaisir de lire.

mardi 4 mai 2021

Alegría, une jeunesse à l'heure de Paris puis de Cadix

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Camille Elaraki – "Alegría!", c'est quelques mois dans la vie d'une femme, Ola, calés entre les attentats du Bataclan (Paris, 2015) et ceux de la Promenade des Anglais (Nice, 2016). C'est surtout le récit d'une transformation, marquée par la compagnie d'étudiants.

Ola, c'est comme un bonjour en espagnol, et l'auteure assume cette possibilité pour son personnage. Comme il s'agit d'un premier roman, on peut aussi le comprendre comme le premier salut de l'auteure à ses lecteurs. A moins qu'il ne s'agisse d'un diminutif d'Olga? L'auteure laisse ces portes ouvertes, faisant de son personnage un être à remplir de vie, d'essence, d'épaisseur. Tel sera le moteur de ce roman de la maturation.

"Alegría!" est composé en deux parties. Située à Paris, la première s'avère oppressante, mettant en scène une Ola ballottée entre diverses situations avec lesquelles elle se trouve en dissonance: un travail en call center qu'on imagine précaire et stressant, un homme, Grégoire, qui la trompe et la rabaisse même si les sentiments sont là, qui hante Tinder pour ses possibilités de rencontres qu'il juge "au rabais". 

Un personnage intéressant, Grégoire: l'auteure en fait un jeune homme péremptoire et immature, incapable de choisir entre deux femmes – la nature décidera pour lui. Autour de cet étudiant en sciences politiques destiné à un bel avenir, évolue tout un microcosme, notamment de jeunes femmes qui politisent le rasage (ou non) de leur pubis. Un microcosme avec lequel Ola ne se sent jamais raccord.

La deuxième partie fait dès lors figure de retour progressif à une manière plus souple de vivre. L'auteure choisit, par métaphore, de caser les deux façons de vivre d'Ola en deux lieux distincts. Le décalage permanent qui caractérise la vie à Paris entre dès lors en contraste avec la relative aisance de l'existence à Cadix, où Ola se partage entre un petit travail et une bande d'étudiants en Erasmus, pressés de vivre.

C'est une autre manière d'être jeune et étudiant que l'auteure décrit. Les études se passent entre révisions et soirées à la plage pour les boursiers. Il y a l'ivresse, l'autostop fou à travers l'Espagne. S'esquisse par ailleurs ici, pour Ola, une manière d'éducation sentimentale, faite à la fois de renouveau et de renonciation ritualisée. 

Rythmé au gré d'une écriture qui alterne avec justesse les dialogues et les récits plus denses, "Alegría!" goûte l'image poétique pour dire les différentes facettes d'une certaine jeunesse d'aujourd'hui. Cela, en empruntant à sa propre expérience.

Camille Elaraki, Alegría!, Fribourg, Presses littéraires de Fribourg, 2021.

Lu par Dominique Panchèvre, Mademoiselle litVelia Ferracini.

Le site de Camille Elaraki, celui des Presses littéraires de Fribourg.

lundi 3 mai 2021

Un vaisseau fantôme sur le lac de Neuchâtel

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Gilles de Montmollin – Les fidèles de l'écrivain yverdonnois Gilles de Montmollin connaissent son penchant pour la navigation, rendue de manière réaliste même si c'est en eaux troubles. C'est à ce penchant qu'il cède à nouveau avec bonheur dans son dernier opus, "En plein brouillard", qui plonge dans la région de la Broye vaudoise.

Une Broye vaudoise connue pour ses brouillards, même si, comme le rappelle l'écrivain, ceux-ci ont fait les frais du changement climatique ces dernières années. Il n'empêche: c'est sur une scène façon "Vaisseau fantôme" que s'ouvre "En plein brouillard": un bateau erre sans maître sur le lac de Neuchâtel. Lui-même embarqué, Jason s'interroge: il connaît l'embarcation en perdition, c'est celle d'une amie, Nadège. 

Et ce bateau tout seul sur le lac n'a rien de naturel: Nadège sait mener sa barque et ne l'aurait jamais abandonnée seule. Accident ou acte prémédité? Si la police mène l'enquête, l'auteur la place pour ainsi dire en second plan: c'est surtout Jason qui s'interroge. Et le lecteur avec lui: en faisant parler Jason à la première personne, il s'assure une proximité maximale.

J'ai dit "amie", voilà un mot important pour caractériser "En plein brouillard", dont le thème porteur est justement l'amitié. Les interrogations vont en effet tourner autour d'une demi-douzaine d'amis qui ont tracé leur route sans jamais se perdre de vue. A la vie à la mort? Voire: l'auteur excelle à explorer les non-dits et les couleuvres avalées par chacune et chacun au sein d'une clique de jeunes femmes et de jeunes hommes qui, par le passé, ont pu ressentir du désir ou des sentiments l'un pour l'autre. 

Relatés en deux chapitres s'éclairant mutuellement, les événements d'une nuit de navigation en Normandie en 2012 font figure de "péché originel". Et c'est en 2018 que tout refait surface, l'argent et l'ambition jouant un rôle catalyseur. Tout "En plein brouillard" est construit en gradations de tensions autour de Jason, qui finit par avoir un doute: sera-t-il le prochain sur la liste? Le brouillard du début du roman reflète dès lors le brouillard dans lequel patauge un Jason désireux de connaître la vérité et de sauver sa peau. Et d'aimer, peut-être.

S'il a sillonné les sept mers dans d'autres romans, c'est dans le paisible lac de Neuchâtel que le romancier situe l'intrigue de "En plein brouillard". Il dessine les lieux avec réalisme, et c'est lorsqu'il évoque les gestes de la navigation qu'il se montre le plus précis, le plus enthousiasmant même, reproduisant les gestes et les termes et créant avec Jason un professeur de navigation à voile extrêmement crédible. Sans les approfondir, il suggère aussi quelques questions liées à l'écologie – une question plus présente, sur un ton plus pressant aussi, dans "La fille qui n'aimait pas la foule". 

La réponse se trouvera-t-elle auprès de l'une des filles au charme vénéneux que l'auteur met en scène? Quels sont les lourds secrets que masquent ces amis qui semblent avoir réussi dans la vie? L'écrivain les débine un par un et emmène ainsi le lecteur dans un polar à suspens bien efficace et bien tendu, parfaitement ancré dans son terroir. Et, pour l'anecdote, il s'offre le luxe de retrouver un (véridique) bombardier Avro Lancaster anglais, disparu en Suisse en février 1944 et qu'on a longtemps cru perdu.

Gilles de Montmollin, En plein brouillard, Lausanne, BSN Press, 2021.

Le site de Gilles de Montmollin, celui de BSN Press.

dimanche 2 mai 2021

Dimanche poétique 495: Aïcha Rachad


Où est passé mon printemps?

Dans le brouillard nacré de mes nuits tourmentées,
J'ai souvent demandé au ciel plus de clémence.
J'ai emprunté les chemins de la providence,
J'ai même vogué sur des mers tourmentées.

Je me suis lavée avec des eaux argentées,
J'ai consulté tous les marchands de l'espérance,
J'ai cherché partout une source de jouvence,
J'ai perdu les expéditions que j'ai tentées.

Autour de moi, j'ai fait brûler de l'encens,
Afin que le mauvais sort soit évanescent.
Je me suis bien aspergée de parfum de roses.

Je me suis appuyée contre le mur du temps,
J'ai vu défiler toutes mes journées moroses.
Alors j'ai dit aux saisons: où est mon printemps?

Aïcha Rachad (1943- ), Sur les berges de la sagesse, 2005, cité dans Le Scribe, n° 81/2019.

jeudi 29 avril 2021

"Pépites", des femmes et des hommes en dix nouvelles

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Sylvie Blondel – Dix nouvelles pour un court recueil, dans un esprit qui oscille entre aspérités de la vie et moments de lumière: voici ce qui constitue "Pépites", recueil de nouvelles de l'écrivaine Sylvie Blondel. Après un premier roman historique, "Ce que révèle la nuit", "Pépites" évoque la société d'aujourd'hui, ses femmes et ses hommes ordinaires.

"La nuit verte", qui ouvre le recueil et donne le ton, et "Une voix sous la porte", qui le conclut, entrent en résonance en abordant des thématiques typiquement féministes – la déshumanisation de la femme en premier lieu. 

Celle-ci est métaphorique dans "La nuit verte", qui crée un tissu serré de références animales (la chèvre de Monsieur Seguin, entre autres) pour dessiner la tragédie du viol sur mineure et la résilience. Elle est réelle dans "Une voix sous la porte", nouvelle aux accents fantastiques mettant en scène une femme, modèle photo à l'occasion, transformée en iguane. 

On a aussi envie de relever une autre paire de nouvelles, "Dévorer" et "Loin du réconfort", dont le point commun est de se dérouler au Japon. "Loin du réconfort" est la relation décalée, volontiers souriante, d'une visite au Japon de la narratrice, venue de Suisse. C'est avec délices que le lecteur vit ce choc des cultures, observé avec une extrême acuité: est-ce du vécu? "Dévorer" paraît plus sombre puisqu'elle évoque la pauvreté, un tabou de société au pays du Soleil Levant – a fortiori vécue au féminin.

Cette acuité, le lecteur la retrouve dans les aspérités des couples décrits dans plus d'une nouvelle. Tous fonctionnent, mais bien souvent à la condition que quelqu'un, souvent la femme, avale des couleuvres. Citons par exemple les humiliations qui sont le lot d'Ophélie, épouse de Marc, dans la rapide nouvelle "Café crime". Les sentiments peuvent être fugaces, comme l'idylle qui se joue entre les deux personnages, acteurs de théâtre, de "Quelque chose entre nous": "Nous jouions notre intrigue secrète au sein de l'intrigue principale". 

Il y a aussi Gustave, goujat de la nouvelle "Le diable est ici", où l'on fait assaut de culture générale autour des Gastlosen, dans les Alpes suisses – une nouvelle qui voit aussi partir une femme libre après avoir été sous emprise – les portraits de femmes qui se libèrent de liens sociaux devenus indésirables sont d'ailleurs récurrents. 

Le regard est précis et affûté pour dire le monde et les humains, et les mots, s'ils semblent simples, sont soigneusement choisis dans ces nouvelles. Rien n'y est excessif, la sobriété est la règle pour gagner en force. C'est ainsi que ces "Pépites", bien suisses ou ouvertes sur le monde, deviennent une lecture marquante.

Sylvie Blondel, Pépites, Lausanne, L'Age d'Homme, 2021.

Le site des éditions L'Age d'Homme.

mardi 27 avril 2021

"Le silence brûle"... et la lecture réchauffe!

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Les Dissidents de la Pleine Lune – Voilà déjà dix ans que le collectif d'écrivains des Dissidents de la Pleine Lune a vu le jour à l'initiative de Sabine Dormond, Hélène Dormond et Olivier Chapuis. Marquant cette première décennie d'existence, l'année 2021 méritait bien un livre. Plus précisément un recueil de nouvelles très courtes! Plusieurs facettes de l'activité des Dissidents de la Pleine Lune y sont représentées, faisant du recueil un véritable kaléidoscope vivement coloré. 

Son titre? J'oubliais: c'est "Le silence brûle". Emprunté peut-être au poète Jean-Marie Olingue (1950-1990), il est représentatif des thèmes d'apparence improbable sur lesquels les membres du groupe d'écrivains sont invités à plancher. "Le silence brûle", c'est aussi le sujet d'un concours d'écriture organisé pour l'occasion. Les meilleurs textes, adoubés et remarqués par un jury, occupent toute la première partie du recueil. 

Le plus souvent, c'est l'inavoué qui dévore les personnages qui constitue le fil rouge des textes primés. Les constantes sont les blessures de jeunesse, les secrets intimes ou de famille. "Amèrement sienne" de Liliane Meyer évoque l'amour non désiré dans une terrible nouvelle à double détente, alors que "Vérité abjecte" de Céline Gest, s'il a un titre qui en dit un peu trop, suggère qu'il est des pères qu'entre tous, on préfère ne pas avoir. Et c'est avec pudeur que Camille Molina, lauréate du concours, évoque un événement de vie non défini, mais qui fait que le silence est préférable à tout.

La deuxième partie du recueil est consacrée aux productions des membres plus ou moins réguliers des Dissidents de la Pleine Lune. Elle assume un côté aimablement anarchique. En effet, on y trouve des textes d'une grande diversité formelle, diversement aboutis aussi: alors que certaines nouvelles sont fort abouties, d'autres donnent envie au lecteur d'en savoir plus alors que d'autres encore font figure d'exercices de style adroits, étapes vers quelque chose de plus mûr. 

Cette diversité est aussi le reflet des thèmes proposés aux auteurs au fil des années: qu'écrirait-on sur des thèmes tels que "Politesse abusive", "Pour deux francs de suspense" (ah, la pirouette de Sociovore dans " Barbecue d'étudiants", à deux balles pour le coup!) ou "Entre terre et sel"? Reste que même des thèmes plus anodins en apparence ont incité les écrivains à se surpasser. Sur "La main au feu", Olivier Chapuis imagine ainsi, dans "À gauche, toute", une brève évocation de la dictature des gauchers. Non sans un clin d'œil à la gauche politique... 

Et si l'essentiel des textes proposés dans "Le silence brûle" relève de ce qu'on appelle la littérature blanche, le recueil réserve une troisième partie intitulée "Le coin des adultes", consacrée aux productions de genre érotique nées des thèmes proposés par les Dissidents de la Pleine Lune. On y trouve les écritures familières et chargées d'expérience littéraire de Denise Campiche ou de Pierre Yves Lador, mais aussi un conte détourné de Baptiste Magliocco ou les vicissitudes d'une postulante et d'un faux Magritte, relatées par Bénédicte Saouter. 

Signe fort de la vitalité littéraire romande, "Le silence brûle" réussit à réunir, en quelque deux cents pages, des écritures diverses, encore neuves ou déjà expérimentées, spontanées ou finement travaillées. Ainsi naît un recueil où se côtoient des dizaines d'univers qu'on aura envie de découvrir plus avant, plus longuement peut-être au gré d'une œuvre de plus longue haleine, après les avoir entraperçus l'espace de deux ou trois mille signes.

Les Dissidents de la Pleine Lune, Le silence brûle, Sierre, Editions Soleil Blanc, 2021.

Photo: document remis, source: Lausanne-Cités.